Présentation de l'aïkido

L’aïkido signifie : « la voie de l’harmonisation des énergies ». Il s’agit d’un art martial japonais. Il se compose de techniques avec armes et à mains nues. Le but de l’aïkido moderne n’est pas la destruction de l’adversaire mais il vise plutôt à neutraliser la volonté de nuire de l’agresseur. Au niveau gestuel, on utilise la force de l’adversaire pour l’entraîner dans une spirale qui se termine par une immobilisation ou une projection.

Histoire de l'aïkido

Les racines de l’aïkido proviennent de l’aïki-jitsu, un ensemble de pratiques nées sur les champs de batailles du japon médiéval. C’est Moriheï Ueshiba appelé O senseï (vénérable professeur) qui synthétisa l’aïkido au lendemain de la seconde guerre mondiale. Celui-ci, issu de la caste samouraï étudia de nombreuses écoles de combat japonais et chinois ; il fut lui-même militaire ainsi que nombre de ses élèves durant la seconde guerre mondiale. Sa pratique issue essentiellement du Daïto ryu aïki ju-jitsu enseigné par senseï Takeda pris le nom d’aïkibudo puis par la suite d’aïkido. En fait sa pratique évolua : ce fut tout d’abord une technique guerrière qui devint un art régie par des principes emprunts à une spiritualité humaniste universelle. Actuellement la transmission de l’aïkido est assurée par les élèves les plus avancés de l’aikikaï de Tokyo et également par ceux du dojo du petit village d’Iwama. La diffusion de l’aïkido est actuellement planétaire. La France, par son nombre de licenciés, est le deuxième pays après le Japon. Cela est dû à l’excellence de son enseignement prodigué notamment par senseï Tamura et senseï Tissier.

Moriheï Ueshiba
Moriheï Ueshiba

L’aïkido : une méthode de self défense

L’aiki jitsu et l’aïkido sont largement enseignés dans les écoles de police du monde. Du fait de principes régis par des lois physiques ne reposant pas sur la force mais sur la souplesse et la coordination, cet art intéresse les services de sécurité. D’autant qu’il s’agit de préserver l’intégrité physique de la personne lors d’intervention. L’aïkido par ailleurs, répond bien au principe de proportionnalité de la réponse à l’agression. Parfois, lors d’un cours les mouvements circulaires sont montrés avec une grande amplitude à des fins pédagogiques. Il faut bien comprendre que spontanément lors d’un combat réel avec la tension nerveuse, le mouvement se raccourcit. Ce raccourcissement est d’autant plus probant à mesure de la progression du débutant. L’aïkido tend à gérer l’agressivité de l’agresseur dans une relative non violence. De par une pratique régulière, l’aïkido développe chez l’individu rapidité, musculature et surtout souplesse du corps et de l’esprit.

L'aïkido : une manière d'être

Cet art martial comme tous les arts martiaux japonais ou chinois, provient d’un même creuset où se mêlent bouddhisme, taoïsme et shintoïsme. Par son action au niveau psychomoteur en recherchant à unir l’esprit et le corps, l’aïkido peut aider le débutant à se centrer. Simultanément il doit apprendre aussi à s’unir dans l’énergie des autres pour mieux les ressentir donc à créer «  un vide » et pour cela « être le vide »... Il ne s’agit surtout pas d’une voie du renoncement mais au contraire d’orienter sa vie comme on oriente l’attaque de l’adversaire... Selon O senseï l’ambitieux but de l’aïkido est définitivement tourné vers la paix et l'aïkido participe selon lui à l’émergence d’une humanité équilibrée.

Qui peut pratiquer l'aïkido ?

Sauf contre indication médicale, tout le monde quel que soit l’âge ou le sexe. Par son aspect esthétique et souple il séduit de nombreuses femmes d’autant que l’on ne fait pas appel à la force physique dans cette discipline.

 

Pourquoi pas vous ?

 

Dans certains dojos des cours spéciaux pour les enfants existent. Se renseigner.

Texte écrit par Thierry, membre du Sarlat Aïkido Club

décembre 2012